Le Blog des Visiteurs

Auteure du livre “Vers une nouvelle stratégie politique “entre l’Afrique et l’Europe, j’assure également la promotion de mon ouvrage. Je vous le résume en quelques lignes afin peut-être de faire l’objet d’un article chez vous.

La première partie de mon ouvrage évoque les différentes crises que nous rencontrons. Crise de l’Etat, crise de la société, crise de l’homme, crise du politique, crise alimentaire et comme si cela n’était pas suffisant crise écologique. Je détaille bien évidemment ces différentes crises et je dis que la crise n’est pas forcément une mauvaise chose. Un exemple : quand l’organisme humain est malade il est en crise. Et les remèdes que le médecin va lui procurer vont lui permettre de sortir ce cette crise. De la même manière les différentes crises que nous traversons sont des indicateurs nous signalant qu’il y a danger et qu’il faut agir. La crise est là pour nous faire prendre conscience de la gravité d’une situation et qu’il y a urgence à développer des méthodes de réflexion, à penser l’action, à mettre en place une boîte de pandore qui nous permettra de sortir le bon outil au bon moment. Tout comme le chirurgien qui utilisera telle pince plutôt qu’une autre pour effectuer son opération. Quand il y a crise cela signifie qu’il faut reconstruire. Mais cette reconstruction ne doit en aucun cas être anarchique. Elle passe par plusieurs phases dont la première est inévitablement l’analyse de la situation donnée. Puis le projet. Que voulons-nous ? Ce projet suppose une méthode de réflexion et la mise en œuvre de techniques. De là suit toute une organisation qui va tendre en la matérialisation de ce projet et c’est inévitablement par la suite le passage à l’action. Si la crise est une bonne chose pour toutes les raisons que je viens d’indiquer elle ne doit en aucun cas durée dans le temps. Je reprends la même analogie que l’organisme qui est malade. Si des remèdes ne lui sont pas vite procurés il y a mort. De la même manière si la crise s’installe dans la durée alors elle n’est plus bénéfique car ne stimule plus l’intelligence mais devient de facto l’antichambre du chaos. En deuxième lieu je dis qu’il est urgent de réhabiliter les stratèges. Car la stratégie en politique c’est l’art de diriger les sociétés. Elle ne doit pas par conséquent être suspecte mais en revanche se doit d’être omniprésente.
La seconde partie est entièrement consacrée à l’Afrique et à l’Europe par le biais de l’accord de Cotonou et la problématique des APE. Comment participer à un développement endogène de l’Afrique.
Ma vision à cet égard est claire : Depuis 1957, date de la signature du traité de Rome, l’Afrique et l’Europe ont cheminé ensemble. L’Afrique et l’Europe sont des continents qui géographiquement parlant sont proches. Un détroit, Gibraltar; un bref bras de mer en direction de Malte et c’est l’Afrique. Justement à cet égard, les précurseurs de cette Europe unie avaient déjà intégré cette dimension de proximité avec l’Afrique. J’en veux pour preuve six articles 130 à 136 du Traité de Rome.
Mon ouvrage « Vers une nouvelle stratégie politique » entre l’Afrique et l’Europe a pour ambition de créer non seulement le débat sur une nouvelle approche en matière de coopération Sud-Nord mais et surtout responsabiliser l’Afrique. Arrêtons de nous « griffer le visage » symboliquement parlant. Nous n’ignorons pas notre passé avec ce qu’il a comporté comme passages horribles. Mais construisons l’avenir avec ceux qui veulent le construire avec nous. Améliorons nos relations avec l’Europe car si l’Afrique sombre elle entraînera avec elle l’Europe. Pourquoi ? Nous sommes si proches géographiquement parlant ! En revanche si l’Afrique s’en sort, c’est aussi l’Europe qui en tirera bénéfice. Mais ce nouveau partenariat que j’appelle de mes vœux et que j’ai dit lors d’une conférence- débat que j’ai donnée le 27 novembre à l’administration communale d’Aywaille, cette nouvelle coopération doit être basée sur du win-win. L’Afrique a tant de richesse ; aussi bien au niveau du capital humain qu’au niveau de son sous-sol. Nous avons les matières l’Europe a le savoir-faire alors nous avons tout intérêt à conjuguer nos efforts.

Je dis aussi que l’aide a été un fiasco. Et que curieusement des pays comme la Chine et l’Inde qui ont reçu peu d’aide aujourd’hui décollent. Il faut responsabiliser les africains. L’Afrique doit se prendre en main, en charge. Elle en a les capacités. L’Europe ne doit venir que pour soutenir ces efforts dans les directions choisies.

Edwige Sossah-Laenen
+32 – 495-63-45-65

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